La seconde guerre mondiale, ses sites, notre patrimoine historique.

25 avril 2015

Centre d'histoire de la résistance et de la déportation de Lyon

Une petite présentation du Centre d'histoire de la résistance et de la déportation de Lyon, 69.

Une visite intéressante et bien présentée pour le grand-public. D'abord un petit récapitulatif, de l'histoire de la seconde guerre mondiale générale pour se souvenir du contexte, puis une exposition sur Lyon, la résistance, la Gestapo installée dans les locaux même que vous visitez. De plus, visite interactive qui amuse les enfants, vraiment intéressant pour toute la famille. Le petit bonus, c'est la reconstitution d'une rue de l'époque avec ses tracts ainsi que d'une maison (même si j'ai eu l'impression de visiter notre maison de famille appartenant à mes arrières grands-parents).

Petit point négatif, pour ma part, il s'agit du centre de la Résistance et pourtant, celle-ci n'est pas tant mise en avant. Dommage. Contrairement à ce qu'affirment certains sites internet, je ne me suis pas sentie plongée dans les nuits sombres de la Résistance.

En bref, un lieu très bien pour connaître l'histoire de Lyon durant la seconde guerre mondiale.

 

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Le camp de Rivesaltes

Un petit aperçu d'un camp peu connus, celui de Rivesaltes, dans le Languedoc-Roussillon, 66.

En juin 2015, un mémorial devrait ouvrir ses portes après plusieurs années de construction grâce à la Région Languedoc-Roussillon.

Il s'agit d'un camp qui a d'abord "hebergé" des Répulicains espagnols ois des tziganes et des juifs, ensuite des prisionniers allemands et enfin, des harkis.

Je vous invite donc, à y faire un tour dès son ouverture. Je vous montre dans mes photos les restes du camp, en 2014.

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Témoins, témoignages, ouvrages.

Je commence par une petite présentation (succincte!) de ma collection d'ouvrages (en vente, ou non) des histoires et lieux méconnus de la seconde guerre mondiale.

J'en profite pour présenter Olivier Nadouce, un auteur de l'Ariège qui recueille depuis de longues années, des témoignages sur la guerre. Je connais cet auteur, car il y a quelques années, c'est mon arrière grand-père qu'il est venu visiter et quelques années plus tard, je retrouvais des témoignages de mon arrière grand-père grâce à lui ! Donc si vous lisez Les heures sombres de l'occupation à Varilhes et son canton, vous trouverez de nombreuses histoires Ariègeoises pleines d'émotions et qui ont une âme. Je vous glisse un petit article sur lui, si le cœur vous en dit: http://www.ladepeche.fr/article/2012/08/20/1421706-vallees-d-ax-mieux-trier-les-dechets.html 

Un second ouvrage De Foix à Dachau-Hersbruck publié en 2002 par Pierre Seillé, aujourd'hui décédé, il était le dernier survivant du canton de Tarascon. Je ne connais pas beaucoup cet auteur, mais vous avez quelques articles sur lui dans la dépêche: http://www.ladepeche.fr/article/2009/04/29/599384-tarascon-sur-ariege-il-neigeait-sur-dachau.html Un livre très émouvant, très intéressant, qui sert de référence bibliographique sur le camp de Dachau, où il fut interné. Il n'arrêta jamais son combat pour la mémoire.

Ensuite, je vous ai glissé plusieurs ouvrages bien spécialisés, des témoignages principalement. La Charte, qui fait perdurer la mémoire, qui m'a été léguée par un grand homme, aujourd'hui décédé. Il aurait livré ses mémoires au musée de Varilhes. Il a été envoyé en Afrique, puis a fait partie des premiers à évacuer le camp d'Auschwitz.

Enfin, le petit livre en haut à droite, est un livre issu de ma collection sur les témoignages des élèves de l'Aude qui sont partis à la rencontre des grands lieux de mémoire en France, grâce à leur travail de mémoire, et notamment leurs prix au Concours National de la Résistance et de la Déportation, dont j'ai fait partie.

Je vous présente tout cela, parce que j'estime que l'achat d'ouvrages régionaux portés par des passionnés locaux, est bien plus important que d'acheter des ouvrages généraux ou vendu par des voleurs qui raconte des histoires sans âme, sans vie. Ce n'est pas de romans que l'on doit se nourrir, mais bien de la réalité, et je vous la présente ici.

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Renouveau

Bonjour à tous,

après une absence prolongée, justifiée par le fait que je suis en études, je vous propose de nouvelles découvertes sur notre 2GM Française. Pour la petite histoire, je suis étudiante en archéologie maintenant, et je me prépare à un concours dans le patrimoine. J'espère pouvoir un jour faire un travail autour de mes passions, la seconde guerre mondiale et l'archéologie.

Donc d'ici quelques jours, deux nouveaux articles sont à paraître sur mes visites récentes !

A très vite.

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29 mai 2012

Casque de l'armée Allemande

 

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Le casque « Stahlhelm » allemand.

 En 1935 l’armée allemande est équipée d’un tout nouveau casque moderne, inspiré du modèle 1916.

Le modèle 1935 fut simplifié légèrement en 1940.

L’impact de la guerre se ressent avec le casque modèle 1942 (voir exemplaire) car les bords ne sont plus repliés comme avant, ce qui donne une forme évasée au casque m42.

La finition est inférieure.

Un casque allemand est constitué d’une coque, d’un cerclage et d’une coiffe. Le cerclage permet à la coiffe en cuir de se maintenir dans la coque à l’aide de deux rivets frontaux.

Le casque m35 est pourvu à sa sortie d’usine d’un insigne et l’aigle national.

L’insigne national (rouge blanc noir) est supprimé avec le m40 pour des raisons de camouflage.

En 1943 l’aigle est officiellement supprimé. Beaucoup de casques (m35 40 et 42) sont repeints pour répondre à cette exigence mais ceci est loin d’être une obligation.

La peinture d’origine est grise puis verdâtre mais beaucoup de casque ont été camouflé à la main par leur porteur, ce qui donne parfois de véritable œuvre d’art, toutes uniques.

L’exemplaire est une coque m42 dépourvue de cerclage et de coiffe. Elle est donc appelée uniquement « coque ».

Le camouflage est dit « bétonné », très utilisé sur le pourtour méditerranéen.

Cette coque n’est pas camouflée d’époque mais il a été fait en respectant la technique d’époque : peinture sable allemande mélangée à de la terre et du sable.

Le cerclage extérieur est d’époque, il permet de camoufler le casque avec des branches.

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21 avril 2012

Gourde de l'armée Allemande

 

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 Une gourde m1931 (« Feldflasche ») de l'armée Allemande. C'est l’élément indispensable de l’équipement, héritier du modèle 1907 de la première guerre mondiale. Elle était accrochée au sac à pain.


L'apport de 1931 est un quart métallique. un quart en bakélite, plus fin, apparaîtra plus tard.

Elle a une contenance de 0,80L.

La gourde évolue sensiblement durant la guerre, la sangle en cuir est remplacée par du coton synthétique vers 1943 et la matière du bidon change en 1944 et devient d’aspect rouge.

L’exemplaire est daté 1944, fabricant « MN ». Quart second modèle en bakélite.

Variantes :

-gourde pour troupe de montagne ou personnel médical (contenance 1L, ajout d’un harnais de cuir avec bandoulière). Confection soignée tout au long de la guerre.

-gourde des zones tropicales dite « coco », avec une fabrication particulière. (voir image 3)

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Cartouchière de l'armée Allemande

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Voici une cartouchière (« Patronentaschen ») de l'armée Allemande, utilisée dans le fusil mauser 1898k, celui de la majorité des soldats allemands durant le conflit. Ils se portaient par paire.

La cartouchière et le fusil héritent directement des modèles de la première guerre mondiale.

 

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Chaque cartouchière peut contenir 60 cartouches réparties en 6 clips de 5 cartouches. (photo ci-contre)

 

 

 

 

 

 Il existe de nombreuses variantes de production.

En effet, il existe des versions non-teintes de cette cartouchière.

Ces cartouchières sont en dotation dans les zones tropicales (Afrika Korps par exemple) et dans la Luftwaffe (l’armée de l’air allemande, ce qui concernerait ici les parachutistes et les servants de canon anti-aérien armé du fusil mauser98k par exemple).

 La cartouchière est modifiée tout au long de la guerre par des soucis d’économie et de simplification.

Initialement cousue, la cartouchière devient progressivement rivetée à partir de 1942-1943.

Le système de passant amovible, présent sur l’exemplaire, est supprimé à partir de 1943.

Ce système permettait d’enlever la cartouchière du ceinturon sans devoir enlever tout le reste de l’équipement (pelle, baïonnette, sac à pain, gourde, gamelle).

L’exemplaire est marqué par le code « RBNr. » commun à beaucoup d’équipements militaires allemands à partir de la fin des années 1930. Il n’est donc pas daté, mais sa conception (couture, passant amovible) laisse deviner une fabrication précoce.

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Gamelle modèle 1935

 

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« Marmite individuelle de campement » de l'Armée Française, modèle 1935 plus communément appelé gamelle.

Elle remplace la gamelle modèle 1852.

Cet objet était emporté en campagne dans la musette m1935 (ou antérieur) ou le sac supérieur m1935 (ou antérieur).

Étant en dotation pour chaque homme, cela en fait un objet très courant.

Exemplaire daté de 1939, le fabricant indiqué est : « Ets CP ».  

La gamelle m1935 se compose du corps (munie d'une anse), d'un couvercle avec poignée pouvant servir de poêle ou casserole, ainsi que d'un plat intérieur.

 montage blog gamelle

 

 

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Antiquités militaires

Bonjour à tous !

Mon blog, va prendre un nouveau chemin à partir d'aujourd'hui. En effet, en collaboration avec P.B (collectionneur et passionné), je vais publier pendant un petit moment des articles sur le militaria.

N'hésitez pas à me laisser vos commentaires personnelles, et si vous avez des suggestions, c'est avec plaisir que je les accepterais.

Bonne Continuation et bonne visite !

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05 février 2012

Le camp de Vernet d'Ariège

07 camp vernet(1)Le camp de Vernet d'Ariège est tout d’abord considéré,  avec tous les camps bordant la méditerranée, comme un camp pour les Espagnols réfugiés en France après la guerre. Il est exact qu'il se définit ainsi au premier abord, seulement, il ne faut pas croire qu'il n’a servis qu'ainsi durant la période de 1939-1944, bien au contraire ! En effet, on remarquera, plusieurs années que de nombreux civils ou militaires de nationalités très diverses y étaient présents.

En février 1939, à la suite de de la défaite de la République espagnole, le camp de concentration du Vernet d’Ariège s’ouvre. Ce lieu est un camp répressif, accueillant pour premiers internés les soldats de l’armée républicaine espagnole. Il est destiné à enfermer tous les « indésirables étrangers ». Des volontaires des Brigades Internationales qui avaient combattu en Espagne contre Franco, des opposants politiques aux régimes d’Hitler, Mussolini et Pétain, des membres de la Résistance y sont cloîtrés. Les internés étaient originaires de 54 nationalités différentes, des Espagnols, Russes, Polonais, Italiens, Yougoslaves, Arméniens, Tchèques, Chinois, Portugais, Hongrois, Roumains et autres y sont mort. On les retrouve au cimetière présent près de la commune de Saverdun, mais nombreux sont encore les corps anonymes. Au sein du musée, des photographies des personnes non identifiés y sont affichés, et certaines familles ont ainsi pu retrouver les traces d’un membre disparus.
En 1942, celui-ci devient un camp d’internement, lieu de transit pour les Juifs raflés dans la région. De 1939 à 1944, 30 000 à 40 000 personnes d'une soixantaine de nationalités y ont été enfermées. L’écrivain Arthur Koestler était lui-même dans ce camp, et il décrit les conditions  terribles au sein de ce dernier dans son ouvrage La lie de la terre.  En effet, il y régnait la loi du plus « riche », ceux qui avaient le plus de moyens pouvaient en échange d’argent obtenir plus de nourriture par exemple, mais les plus défavorisés, souffraient de famine. Les lits étaient minuscules, sans matelas et il y avait de nombreuses maladies. Il n’y avait ni chauffage, ni électricité et les internés démunis de vêtements chauds et de couvertures, dormaient tout habillés, notamment pendant l’hiver 1939-1940.
A leur arrivée, les internés avaient le crâne tondu et étaient dépouillés de leurs objets personnels.
Beaucoup d’entre-eux furent transférés à Drancy, ou acheminés vers les camps d’Auschwitz, Dachau, Djelfa (Algérie) et Avrigny (île Anglo-normande). De ce camp sont partis en déportation entre 1942 et 1944, six convois.
Le camp était étendus sur 50 hectares, et les internés étaient répartis en trois groupes dans trois quartiers différents et séparés par des barbelés.
Les locaux de l’hôpital de la ville ont eux aussi servis de lieu d’internement pour les détenus malades, infirmes ou âgés.                       
Le 30 juin 1944, les 403 derniers internés sont évacués en camion et en bus (pour les estropiés) jusqu'à Toulouse. Le 3 juillet ils seront déportés par le « Train fantôme », qui mettra presque 2 mois pour arriver à destination : Dachau pour les hommes et Mauthausen pour les femmes.


 

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Reconstitution du camp de Vernet, présent au musée.


Aujourd’hui les bâtiments n’existent plus, seuls subsistent le château d’eau et les poteaux marquant l’entrée du camp ainsi que les  baraques des gardes devenus des habitations. Il y a néanmoins la gare du Vernet et son wagon identique à ceux qui ont servis à la déportation, renfermant une plaque identifiant une quarantaine d’enfants juifs, âgés de 2 à 17 ans, déportés  vers Auschwitz le 1er septembre 1942.
Il y a aussi un mémorial au niveau du camp, ainsi qu’un cimetière.

 Au village de Vernet, un musée est consacré au camp.
J’ai moi-même visité ce musée, son mémorial, son cimetière et vu la gare et son wagon. Un ancien interné est venus nous faire des commentaires et nous raconter son histoire avant de nous laisser faire la visite par nous-même. Il n’est pas très grand mais renferme beaucoup d’informations mais il est dommage que ce site soit aussi méconnus.

Photo1661Le mémorial, en commémoration aux internés de différentes nationalités, ici représentées.

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